Par l'équipe d’animation nationale du courant « Convergences et alternative », 5 février 2010.
Ces quelques notes ne sont qu’une contribution provisoire, sachant qu’une synthèse est encore difficile étant donné la variété de situations régionales différentes. Elles proposent quelques indications de ce que nous pouvons faire dans les six semaines de campagne électorale et de leur suite immédiate. Les perspectives devront être réévaluées à la lumière des résultats réels des campagnes régionales, des nouveaux problèmes politiques qui seront soulevés, des bilans des campagnes réellement menées. Et de nos expériences dans l’action.
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Les évolutions politiques, à la veille du lancement de la campagne des élections régionales, confirment qu’il était nécessaire de construire une large coalition de la gauche de transformation sociale.
- Sarkozy poursuit ses attaques de plus en plus brutales contre les droits sociaux et tente d’utiliser le thème de l’ « identité nationale » pour ressouder l’électorat qui l’avait porté au pouvoir en 2007. Mais la crise économique et sociale est passée par là. Les luttes sociales peinent à se développer et le rapport de force social se dégrade, mais sur le terrain politique, la droite est en difficulté. De larges secteurs de la population ne se laissent plus berner par le « travailler plus pour gagner plus » et les thèmes populistes risquent de faire le lit d’une remontée du Front national plutôt que d’alimenter un soutien à la politique du gouvernement. C’est ce qu’indiquent les premières tendances pour cette élection. La droite peut et doit être battue, tout ce qui peut y contribuer permettra d’éviter une dégradation supplémentaire du rapport de force.
- C’est bien l’absence d’une réponse politique crédible à gauche qui rend Sarkozy encore fort de ces faiblesses. Les évolutions du parti socialiste (PS) vers la recherche d’alliances à droite s’accentuent et se mettent en pratique : à ces régionales, le choix de S. Royal de former une alliance dès le premier tour avec le Modem annonce que la question qui taraude le PS va sans doute se matérialiser dans plusieurs régions au second tour. En même temps, les propos de M. Aubry sur la retraite à 60 ans indiquent le sens de ces évolutions : quand on cherche l’alliance vers le centre, on adopte des politiques respectant les équilibres budgétaires qu’exige la gestion du libéralisme, plutôt que d’y opposer une résistance et une alternative.
- Sarkozy poursuit ses attaques de plus en plus brutales contre les droits sociaux et tente d’utiliser le thème de l’ « identité nationale » pour ressouder l’électorat qui l’avait porté au pouvoir en 2007. Mais la crise économique et sociale est passée par là. Les luttes sociales peinent à se développer et le rapport de force social se dégrade, mais sur le terrain politique, la droite est en difficulté. De larges secteurs de la population ne se laissent plus berner par le « travailler plus pour gagner plus » et les thèmes populistes risquent de faire le lit d’une remontée du Front national plutôt que d’alimenter un soutien à la politique du gouvernement. C’est ce qu’indiquent les premières tendances pour cette élection. La droite peut et doit être battue, tout ce qui peut y contribuer permettra d’éviter une dégradation supplémentaire du rapport de force.
- C’est bien l’absence d’une réponse politique crédible à gauche qui rend Sarkozy encore fort de ces faiblesses. Les évolutions du parti socialiste (PS) vers la recherche d’alliances à droite s’accentuent et se mettent en pratique : à ces régionales, le choix de S. Royal de former une alliance dès le premier tour avec le Modem annonce que la question qui taraude le PS va sans doute se matérialiser dans plusieurs régions au second tour. En même temps, les propos de M. Aubry sur la retraite à 60 ans indiquent le sens de ces évolutions : quand on cherche l’alliance vers le centre, on adopte des politiques respectant les équilibres budgétaires qu’exige la gestion du libéralisme, plutôt que d’y opposer une résistance et une alternative.
- Le silence embarrassé des porte-parole des listes « Région Ecologie » (RE), tant sur les retraites que sur les alliances avec le Modem, indique que le choix de traiter la question écologique sans aborder la nécessaire rupture avec les politiques libérales mène à la confusion politique et à l’impossibilité de créer une alternative écologique et sociale. Pour autant, le vote et le rassemblement derrière RE peuvent apparaître à beaucoup d’électeur-trice-s comme un moyen de bousculer une gauche empêtrée dans ses contradictions. Cela renforce la nécessité d’une gauche de combat rassemblée, sociale, écologique, ouverte aux mouvements sociaux, pour peser dans le rapport de force et ne pas laisser le terrain aux listes Région Ecologie.
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