[Texte soumis au débat et au vote lors de la consultation nationale des militant-e-s du NPA sur la stratégie électorale par les membres du courant "Convergences et alternative" et différent-e-s autres camarades du NPA: Aguirre (CPN 75), Anne (CPN 93), Anthony (CPN 51), Christian (CPN 23), Danièle (CE, 93), Edouard (CPN 75), Fanny (CPN 75), Flavia (CPN 75), France (CPN 75), Julie (CPN 94), Karel (CPN 59), Leila (CE, 75), Maël (CPN 75), Mireille (CPN 26), Monique (CPN 92), Morand (CPN 54), Olivier (CPN 63/93), Philippe (CPN 75), Régis (CPN 44), Robert (CPN 34), Roxane (CPN 75), Stéphanie (CPN 94), Yannick (CPN 75), Yann (CE 92).]
Le NPA réaffirme sa volonté d’aboutir à des listes unitaires de la gauche antilibérale et anticapitaliste lors des élections régionales de mars 2010, à l’échelle nationale comme à l’échelle régionale. Il existe aujourd’hui, dans la population, une volonté forte d’infliger une défaite politique à Sarkozy et à son gouvernement, mais sans pour autant cautionner la politique du Parti socialiste et d’Europe Ecologie. Cette dernière se résume en effet à vouloir limiter les excès du libéralisme plutôt que de proposer une réelle politique alternative basée sur la satisfaction des besoins sociaux et écologiques de la majorité de la population et une autre répartition des richesses. Une division des forces à la gauche du PS, dont la population attend qu’elles répondent à cette aspiration, serait incompréhensible, d’autant que dans plusieurs régions et départements, souvent en lien avec la participation commune à des mobilisations unitaires comme celle contre la privatisation de la Poste, les rencontres unitaires ont abouti à des déclarations communes et au constat que des bases politiques existent pour un accord. Les discussions qui se mènent depuis plusieurs mois entre le Front de gauche, les Alternatifs, la Fédération, le FSQP, le PCOF, le MPEP et le NPA ont fait grandir l’espoir d’aboutir à l’unité. Les diverses déclarations de la direction du PCF prétendant de construire des listes sans le NPA ne doivent pas nous amener à abandonner la perspective de listes unitaires avec lui et toutes les forces de la gauche antilibérale et de la gauche anticapitaliste.
Le NPA s’adresse à l’ensemble de ces forces politiques pour reprendre les discussions et lever les derniers obstacles à la constitution de listes unitaires. Des points d’accord significatifs ont d’ores et déjà été enregistrés :
- sur la nécessité de défendre des revendications qui répondent aux exigences portées par les mobilisations et aux aspirations du plus grand nombre ;
- sur la constitution de listes indépendantes du Parti socialiste et d’Europe Ecologie au premier tour ;
- sur la fusion démocratique des listes au second tour permettant de battre la droite et de représenter nos listes à la proportionnelle ;
- sur le refus de toute liste commune au second tour en cas de présence du Modem ou d’un autre parti de droite.
La question de la participation à des exécutifs dominés par le Parti socialiste et Europe Ecologie a constitué jusqu’alors un point de blocage. Il a cependant été possible de s’accorder sur le fait qu’une participation à des exécutifs régionaux dépendrait des rapports de force politiques et sociaux ; qu’il était en tout état de cause exclu de le faire avec le Modem ; et que la participation n’était pas envisageable si ces exécutifs décidaient de mener des politiques d’accompagnement du libéralisme contradictoires avec les exigences défendues pendant la campagne et sur la base desquelles nos candidat-e-s auront été élu-e-s.
L’objectif qui guide la constitution de listes unitaires est de tout mettre en œuvre, dans les mobilisations comme dans les institutions, pour que les travailleur-se-s et les classes populaires puissent imposer leurs exigences. Des appréciations différentes peuvent exister quant à la façon de peser sur la politique menée dans les régions. Cela implique de garantir la liberté de vote et de parole de chacune des composantes de la liste unitaire au sein des conseils. Aucun des partenaires ne peut ainsi exiger que le NPA participe à des exécutifs contre sa volonté, et de son côté le NPA ne fait pas d’une éventuelle participation conditionnée de certains de ses partenaires à des exécutifs où le PS et Europe Ecologie seraient majoritaires un motif de rupture. Les élu-e-s du NPA conserveront leur indépendance et leur complète liberté de vote dans les conseils régionaux, sans participer aux exécutifs dominés par le PS ou Europe Ecologie.
Les militant-e-s du NPA mandatent la direction nationale, en lien avec les directions régionales, pour reprendre ou poursuivre les discussions à l’échelle nationale et dans le maximum de régions avec l’ensemble des forces politiques se situant en indépendance et à gauche du Parti socialiste pour aboutir à un accord.
a) Sur quelques mesures que devrait mettre en œuvre un conseil régional pour rompre réellement avec la politique libérale de remise en cause de l’ensemble des acquis sociaux et des droits démocratiques, mesures que porteraient nos listes unitaires, illustrant une claire alternative aux listes du Parti socialiste et d’Europe Ecologie.
· Tourner la page des politiques de renoncement qui dilapide l’argent public pour les intérêts privés ce qui suppose de ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.
· Mobiliser les fonds publics dans le strict intérêt des classes populaires et dans le cadre d’un plan conséquent de lutte contre le réchauffement climatique.
b) Acter qu’une participation à des exécutifs, qui ne peut être envisagée avec le Modem ou si les dits exécutifs envisagent une politique contradictoire à l’orientation défendue par les listes unitaires au premier tour, sera discutée au soir du deuxième tour. Chacune des composantes estimera alors si les conditions sont réunies pour participer ou non à un exécutif avec le Parti socialiste et Europe Ecologie (mais cette question ne pourra constituer un préalable pour aucun des partenaires). Et dans tous les cas, l’indépendance des élu-e-s du NPA et leur totale liberté de vote doivent être garanties.
c) Sur la répartition des têtes de liste et sur un protocole d’accord technique garantissant à chacune des composantes d’être représentées dans les conseils régionaux en fonction de sa réalité en cas de fusion avec la liste du Parti socialiste, ou d’Europe Ecologie, arrivée en tête au premier tour.
vendredi 27 novembre 2009
« Pour des listes unitaires des forces antilibérales et anticapitalistes » (position C)
samedi 14 novembre 2009
La responsabilité de réussir notre rassemblement, pour ouvrir une autre voie à Gauche !
Il n’y a pas de plus grande nécessité que de réussir le rassemblement d’une gauche offrant une alternative de transformation sociale et écologique. La colère sociale s’accumule, les droits et libertés reculent, la situation dans les quartiers populaires se dégrade ; mais, la politique de Sarkozy ne sera pas mise en échec si on ne sort pas des politiques néolibérales qui ont dominé à gauche jusqu’à présent.
Depuis plusieurs semaines, la discussion progresse entre les différentes organisations pour un accord aux élections régionales. Elle connaît des avancées et parfois des reculs, mais sa réalisation est à portée de la main.
En regard des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques l’échec serait injustifiable auprès du peuple de gauche. Il ne faut plus tarder. Les clarifications nécessaires ont été apportées et plusieurs points essentiels font accord entre l’ensemble des organisations En regard des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques l’échec serait injustifiable auprès du peuple de gauche. Il ne faut plus tarder. L’essentiel des clarifications a été apporté, et plusieurs points essentiels font accord entre l’ensemble des organisations.
· Un accord national pour la constitution, dans les diverses régions, au premier tour, d’une liste de la gauche antilibérale et anticapitaliste, en totale indépendance du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie.
· Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : battre la droite, changer les rapports de force à gauche, et rassembler une majorité autour d’un projet alternatif.
· Elles s’engagent à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux autour des mesures que nous voulons porter ensemble.
· Leur nom et le cadre de cette campagne seront choisis pour être communs à toutes les composantes, au-delà du premier regroupement du Front de gauche aux européennes
· La construction des axes de la campagne doit démarrer dès aujourd’hui ; elle se fera avec tous les réseaux militants et citoyens. Pour donner corps à cette dynamique, il faudra créer le plus possible de cadres unitaires les plus larges. Une direction collective de campagne veillera, dans chaque région, aux tâches d’animation.
· Au cas où nos listes ne seraient pas en tête à gauche à l’issue du premier tour, elles s’engagent, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour, une fusion démocratique à l’exclusion de tout accord avec le Modem. La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement aux résultats du 1er tour. Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.
· Le débat s’est précisé au sujet des conditions de participation à un exécutif des régions. Aucune caution ne sera apportée à des majorités tournant le dos aux exigences défendues pendant la campagne. Nos listes affirmeront leur volonté de mettre en œuvre partout où nous nous jugerons en situation de le faire, les points essentiels de notre programme. Cette possibilité dépendra du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.
La discussion semble buter sur le degré d’implication des différentes composantes de notre rassemblement dans les exécutifs. Des appréciations différentes existent et existeront sur nos possibilités ; mais elles ne sont pas de nature à remettre en cause la nécessité de construire nos listes de rassemblement au 1er tour. Il serait incompréhensible, pour tous ceux qui attendent de nous une volonté d’unité, de diviser la campagne commune sur ce point, dès lors que serait entendu que la participation aux exécutifs devra être discutée, après débat dans chaque région, en fonction des résultats de la campagne et dans le respect de la diversité des participants. Une réunion de la direction collective de campagne et des différentes composantes fera, dans chaque région l’analyse des résultats et des possibilités réelles d’agir dans l’exécutif.
Il faut avancer au plus tôt et débattre des axes essentiels de l’ alternative commune que nous allons proposer dans tous les quartiers et dans toutes les régions: une logique de défense des biens et des services publics, le contrôle et l’orientation des fonds publics pour l’emploi et non pour aider les profits des grands groupe mondialisés, appuyée par une démocratie active donnant les moyens aux salarié-e-s et aux citoyennes et citoyens d’obtenir des changements concrets dans la politique des régions sur le terrain des transports, de l’environnement, de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la formation professionnelle : c’est ce qu’attendent de nous les femmes et les hommes de gauche. Soyons à la hauteur de leurs aspirations.
L’appel peut être signé en ligne sur http://www.reussirlerassemblement.org/
Premier-e-s signataires :
Yann ABRAHAM (93),
Etienne ADAM (14),
Abd-el-kader AIT MOHAMED (37),
Bernard ALBRIGO (24),
Gilles ALFONSI (93),
Yves ALVERGNAT (42),
Anne-Marie ANDRÉ (69),
Mouloud AOUNIT (93),
Janie ARNEGUY (30),
François ASENSI (93),
Dominique ATTIA (93),
Clément AUMENIER (75),
Clémentine AUTAIN (93),
Monique BALLARD (49),
Philippe BARIOL (42),
Florence BAUDRILLART (93),
Dominique BAZET-SIMONI (42),
Pascale BELLIER (69),
Stephan BELTRAN (93),
Tarek BENHIBA (91),
Muriel BENSAID (93),
Brigitte BERGER (76),
Louis BETRAND (92),
Franco BIANCIARDI (93),
Cindy BIGNARDI (59),
Dominique BOIRON (37),
Jean-Jacques BOISLAROUSSIE (75),
Béatrice BOSSE (26),
Bernadette BOUCHARD (06),
Bernard BOUCHÉ (69),
Nasser BOUDOUANE (59),
Patricia BOUGON (26),
Nathan BOUMENDIL (92),
Christine BOURBOUZE (93),
Evelyne BOURGOGNE (56),
Bruno BOURNAS (69),
Magali BRACONNOT (13),
Jean BRAFMAN (93),
Patrick BRAOUEZEC (93),
Anne BUCAS-FRANÇAIS (75),
Michel BUISSON (69),
Jean CABALLERO (38),
Marylène CAHOUET (69),
Christine CALANDRA (42),
Roland CALBA (69),
Léa CARLAT (37),
Pantxoa CAUSSARIEU (64),
Michel CEBRIAK (57),
Leila CHAIBI (75),
Luc CHAIX (07),
Anne-Marie CHARASZ (92),
Jean-Marc CHARASZ (92),
Jean-Claude CHARITAT (05),
Jean-Louis CHAUSSET (44),
Aline CHITELMAN (44),
Florence CIARAVIOLA (06),
Jean-Luc CIPIÈRE (69),
Jean CLAUDE (54),
Jean-Jacques CLÉMENT (93),
Yann COCHIN (92),
Mathieu COLLOGHAN (75),
Katel CORDUAN (93),
Emilienne COSSON (35),
France COUMIAN (75),
Pierre COURS-SALIES (93),
Micheline COUTELAN (94),
Bernard COUTURIER (33),
Marie-Odile CRABBÉ DIAWARA (25),
Gino CUDA (42),
Veronika DAAE (31),
Alain DARRE (32),
Hendrik DAVI (84),
Roland DE PENANROS (29),
Christiane DEDRYVER (93),
Bruno DELLA SUDDA (06),
Christian DELORD (30),
Sylvain DESSEIGNET (42),
Etienne DOUSSAIN (93),
Anne-Marie DUBOIS (06),
Vincent DUGUET (93),
Michel DUPONT (76),
Guy DUTRON (59),
Ardjoune EL-MADANI (93),
Jean-Louis EUVRARD (79),
Jean-Claude EYRAUD (05),
Laurent EYRAUD (05),
Jean FAUCHÉ (81),
Georges FAUVEL (14),
Henri FERAL (Guyane),
Michael FISHELSON (26),
Bernard FLORIS (38),
Jacques FONTAINE (25),
Jean-Marie FOUQUER (76),
Gérard FRETELLIÈRE (72),
Jean-manuel FULLANA (32),
Pierre GAYRAL (95),
Maël GOEPFERT (75),
Serge GOLDBERG (17),
Martine GOUTTE (95),
Jean-Louis GRIVEAU (29),
Claudie GRIZARD (69),
Francine GUENOUN (75),
André HAROTTE (57),
Benoît HÉBERT (76),
Pierre HEBERT (76),
Martine HENNECART-LAURENT (59),
Yannick HERBERT (75),
Marie-Claude HERBOUX (14),
Jean-Pierre ICRE (09),
François JABIN (38),
Pierre JACQUEMAIN (75),
Bernard JACQUIN (31),
Rémy JEAN (13),
Philippe JEANTET (69),
Michèle KIINTZ-TAILLEUR (35),
Gilles KUNTZ (38),
Jean-Louis LABATUT (64),
Jean-Claude LABRANCHE (13),
Olivier LAFFERRIÈRE (42),
Rachel LAFONTAINE (76),
Robert LAGAL (57),
Delphine LAGRENÉ (95),
Michèle LAGUILLAUMIE (89),
Pierre LAGUILLAUMIE (89),
Mehdi LALLAOUI (95),
Véronique LAMY (75),
Pierre LAPORTE (93),
Sylvie LARUE (Bretagne),
Sabine LASNIER (75),
Claude LATAPIE (78),
Monique LAURIÉ (95),
Hervé LE CROSNIER (14),
Jean LE FLOHIC (22),
Jean-Louis LE-BOURHIS (92),
Patrice LEBRUN (69),
Patrice LECLERC (92),
Philippe LECLERCQ (54),
Régis LECURU (60),
Christophe LEMASSON (22),
Samuel LEPUISSANT (Bretagne),
Cécile LEROUX (05),
Martine LESEUR (56),
Laurent LÉVY (94),
Dominique LIOT (31),
Denis MACIAZC (57),
Olivier MADAULE (93),
Raymond MAGUET (21),
Jean-Claude MAMET (93),
Patrick MASSOT (06),
Danièle MAUDUIT (22),
Gérard MAUDUIT (22),
Roland MERIEUX (75),
Henri MERMÉ (75),
Jean-Pierre MEYER (42),
François MEYROUNE (89),
Noufissa MIKOU (21),
Daniel MINO (74),
Etienne MIOSSEC (22),
Olivier MOLLAZ (63),
Gilles MONSILLON (95),
Alain MONTAUFRAY (93),
Marcelle MONZEGLIO (06),
Jean MOXHON (31),
Jean-Claude MULLEMAN (29),
Suzanne MULLEMAN (29),
Richard NEUVILLE (07),
Danielle OBONO (93),
Paul ORIOL (78),
Jean-François PELLISSIER (75),
Patrick PÉNINCQ (95),
Sophie PÉNINCQ (95),
Evelyne PERRIN (94),
Morand PERRIN (54),
Pascale PERRIN (38),
Frédéric PIC (64),
Christian PIERREL (95),
Pierre-Yves PIRA (59),
Eric POISSON (75),
Dominique POUPARD (49),
Maryse POYET (42),
Christian PRÉBOIS (14),
François PRENEAU (44),
Jean-Claude PRIM (93),
Monique PRIM (93),
David PROULT (93),
Rémy QUERBOUET (44),
Sylvie RABIE (93),
Henri RACINE (22),
Martine RAINAUD (33),
Marc REBUSCHI (69),
Marcel RÉGNY (42),
Luc RENOUX (93),
Florian RIDEAU (75),
Bruno RIONDET (86),
Jean-Pierre RIOUAL (76),
Daniel ROMET (07),
Yvette ROSSIGNOL (81),
Michel ROUSSEAU (75),
Edouard RYCKEBOER (29),
Catherine SACKUR (06),
Jean SAGNARD (07),
Pierre SALMERON (92),
Hedwige SCOARNEC (31),
Pierre SCOARNEC (31),
Narimane SERKAOUI (07),
Patrick SILBERSTEIN (93),
Edouard SILL (75),
Aline SILVESTRE (69),
Anthony SMITH (51),
Boualem SNAOUI (95),
Roger-pierre SORET (60),
Philippe SOULIER (95),
Nadine STOLL (31),
Gilles SUZE (17),
Jacques TERRACHER (86),
Christophe TERRAS (83),
Jacques TESTART (92),
Elisabeth THIMONIER (69),
Jacques THOMAS (21),
Sylvie TORRES (31,),
Alain TOULERON (69),
Stéphanie TREILLET (94),
Elodie VIEILLE-BLANCHARD (75),
Claire VILLIERS (92),
Bertrand VRAIN (44),
Stéphane WEISSELBERG (93),
Fred YERMIA (44),
Karel YON (59),
Pierre ZARKA (93)
lundi 2 novembre 2009
Un rassemblement unitaire de la gauche antilibérale et anticapitaliste est aujourd’hui nécessaire et possible !
Proposition de résolution soumise au débat et au vote du CPN (direction) du NPA des 7 et 8 novembre, par les membres du courant "Convergences et alternative".
Après plusieurs mois de débats entre les organisations politiques à la gauche du PS, le NPA se prononce en faveur de la réalisation d’un large accord unitaire pour la préparation des élections régionales de mars 2010. Cet accord est aujourd’hui nécessaire, urgent et possible.
1- Cet accord est nécessaire et urgent.
La crise économique fait rage. Le chômage est toujours en hausse. Les conditions de travail provoquent le désespoir et les suicides. Les services publics sont détruits. La planète est en danger. Le pays est aux mains d’une droite arrogante, de plus en plus insupportable, mais néanmoins décidée à briser les acquis sociaux et démocratiques. Dans les luttes comme dans les élections, le rassemblement unitaire s’impose pour changer les rapports de force et provoquer une rupture contre l’offensive capitaliste, mais aussi pour changer les rapports de force à gauche.
En effet, toutes les composantes de la direction du PS, ainsi qu’une partie des forces écologistes, se rallient à l’hypothèse de coalitions avec des forces de droite (Modem). Cette spirale régressive, cette adaptation au système entraine une dégradation des rapports de force. A moyen terme, ce qui menace c’est une totale désintégration de la gauche, comme cela s’est produit récemment en Europe. Une nouvelle perspective politique mobilisatrice s’impose pour changer la situation. Les salarié-e-s, les sans-emplois, les jeunes, toute la population a besoin de faire l’expérience que la résistance à la droite et aux effets dévastateurs du capitalisme, sur le plan social, écologique et démocratique, rencontre une volonté politique nationale à gauche et s’exprime par un rassemblement unitaire. C’est l’ampleur des défis qui commande cette nécessité. Comme le dit la déclaration commune du 28 septembre signée aussi par le NPA : « Les forces qui composent la gauche antilibérale ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions mes exigences populaires issues des mobilisations ».
2- Cet accord est possible.
Le NPA avait proposé il y a quelque mois l’organisation de groupes de travail larges de la gauche radicale. Les réunions qui se son tenues depuis ont permis de vérifier les positions des différentes forces et de mieux apprécier la teneur des désaccords de départ. Des évolutions mutuelles ont fait bouger les propositions dans le but de parvenir à un projet commun et efficace. Le NPA constate des convergences sur plusieurs points fondamentaux, et les possibilités de surmonter les différences d’appréciations qui demeurent.
- Toutes les forces se prononcent au niveau national pour des listes indépendantes du PS au 1er tour des élections régionales. Ce positionnement marque un choix politique clair et donc la volonté de changer la donne au sein de la gauche.
- Notre ambition commune dans cette campagne est double. D’une part, elle est de participer à infliger une défaite à la droite et au gouvernement. C’est pourquoi l’ensemble de l’arc de force unitaire défend pour le 2nd tour la proposition de faire une fusion démocratique des listes de gauche (donc à l’exclusion du Modem), afin qu’aucune région ne passe à droite. Mais il s’agit aussi, d’autre part, de disputer l’hégémonie des sociaux-libéraux sur la gauche en obtenant le plus grand nombre de voix possible. Nous partageons en effet, et cela quelques soient les différences de formulations entre nous, l’idée qu’il y a bien aujourd’hui deux orientations à gauche : celle qui reste dans l’accompagnement du libéralisme, et celle de la construction d’une alternative de transformation sociale. C’est pourquoi nous exigerons le respect de la représentation proportionnelle de nos élu-e-s dans le cadre des fusions démocratiques du 2nd tour.
- Le but est de construire une dynamique permettant à nos propositions communes d’être majoritaires à gauche, même si cette perspective devra se consolider dans la durée, dans des campagnes et dans des luttes, donc par d’autres expériences que seulement électorales.
- Le rassemblement que nous voulons ne sera pas seulement un élargissement du Front de gauche, y compris dans le nom qu’il choisira pour sa coalition électorale, mais une large convergence unitaire face à l’urgence de la situation sociale, écologique et démocratique.
- Les différences de propositions quant aux bases d’un programme national ne sont pas telles qu’elles rendent impossible un accord sur des mesures concrètes adaptées aux élections régionales et aux prérogatives des régions. Pour sa part, le NPA défend parmi ses axes programmatiques globaux : l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits ; la réduction du temps de travail ; le droit à la sécurité sociale et aux retraites ; le contrôle public et la nationalisation des secteurs bancaires ; une politique environnementale rompant avec le logique productiviste et taxant les profits ; la reconversion de secteurs économiques polluant ; la défenses des services publics ; le droit à l’éducation pour tou-te-s ; une démocratie étendue, à l’opposé des projets liberticides du pouvoir ; la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’oppression. Il s’agira, pour nous, de traduire ces propositions dans un programme régional qui mettra au centre de ses objectifs une démocratie participative la plus étendue possible, la mobilisation des fond publics régionaux pour le bien public et non pour les intérêts privés, le contrôle et le droit de regard des salariés et des citoyens sur les choix budgétaires régionaux, la défense d’une logique de services publics à tous les niveaux, pour s’opposer et résister aux logiques du libéralisme dans les gestions régionales.
- Les divergences sur le bilan des gestions passées au sein des exécutifs régionaux sont réelles, mais ne sauraient empêcher d’aller de l’avant afin justement de changer les données qui avaient abouti en 2004 à des majorités de gestion dominées par la politique du PS. D’ailleurs, l’existence même de listes unitaires de la gauche radicale indépendantes du PS au 1er tour de ces Régionales 2010 signifie une rupture avec les politiques menées jusque là.
3- Le NPA appelle donc à poursuivre les débats pour parvenir le plus vite possible à un large rassemblement.
Il estime que les nouvelles propositions politiques faites par le Front de gauche (PCF, PG, GU) dans les discussions unitaires du 28 octobre sont positives. Elles sont aujourd’hui considérées comme une base de discussion pour aboutir à un accord par la majorité des autres organisations de l’arc de force unitaire (FASE, Alternatifs, MPEP, FSQP). Il reste néanmoins des précisions à discuter pour aboutir à un compromis possible.
a) Si le rassemblement que nous portons ensemble arrive en tête au 1er tour, il reviendra à nos listes de donner l’orientation politique générale pour construire des listes de rassemblement majoritaires pour battre la droite. Le but sera alors de mettre en œuvre dans la gestion des régions le programme pour lequel nous avons fait campagne et qui aura été porté en tête. Il sera nécessaire pour cela de s’appuyer aussi sur de larges mobilisations sociales.
b) Si le rassemblement que nous portons n’est pas en tête, nous défendons le principe de la représentation proportionnelle des résultats du 1er tour pour former les listes fusionnées (à l’exclusion du Modem), afin de permettre l’élection du plus grand nombre possible de représentant-e-s de la gauche antilibérale et anticapitaliste, et notamment d’élu-e-s du NPA. Ces fusions supposent que chaque composante garde sa liberté de vote au sein du conseil régional, essentielle pour dégager une alternative aux gestions social-libérales ou aux alliances avec le Modem.
c) Sur la question de la participation à des exécutifs régionaux, il faut donc laisser la plage de débat ouverte. Des appréciations différentes sur cette question ne doivent pas être un point de rupture qui empêcherait la construction de notre coalition au 1er tour. Le NPA défend auprès de ses partenaires la proposition de ne pas participer à une gestion régionale sous la domination sociale-libérale du Parti socialiste tel qu’il est. Le Front de gauche explique que « si les conditions sont réunies, nous pourrons travailler à la mise en œuvre (des projets de transformation sociale) jusque dans les exécutifs régionaux ». Il s’agirait donc d’une participation conditionnelle. Les conditions seraient fonction du rapport de force électoral, de la dynamique de la campagne et de la présence ou non du Modem. Un débat doit avoir lieu au sein de notre coalition pour apprécier ces éléments, en tirer des conclusions et trouver une solution qui convienne à tout le monde. Dans tous les cas, le NPA défend la liberté de vote et de parole de ses élu-e-s, qui pourront ainsi défendre ou appuyer toutes les mesures qui iraient dans le sens des intérêts de la population, sans être contraint-e-s de devoir soutenir une politique contraire à nos principes et notre programme. Tous ces débats devront être menés dans la transparence. Ce sont les citoyen-ne-s, les électeur-trice-s, les acteur-trice-s des mouvements sociaux qui, en dernière analyse, jugeront sur les bilans des pratiques au sein de l’institution et des meilleurs moyens pour mettre en œuvre les points essentiels de notre programme.
d) Le rassemblement que nous portons est un accord politique national qui sera proposé à toutes les organisations partie prenante dans toutes les régions et les départements.
e) Nous proposons que des collectifs unitaires se mettent en place sur la base de cet accord national dans toutes les régions et villes pour réellement faire du rassemblement une affaire populaire, associant des forces militantes les plus diverses, syndicales, associatives, citoyennes.
Les élections régionales seront décisives pour l’avenir de toute la gauche, mais aussi du NPA. Se dérober à une possible alliance de la gauche alternative serait décevoir à nouveau les attentes nombreuses, militantes et populaires ; pourrait voir l’influence du NPA diminuer et celui-ci se réduire à une organisation classique d’extrême-gauche. Une telle trajectoire serait à l’opposé du projet qui voulait rassembler, lors de la fondation du parti, « le meilleur » des traditions communistes, socialistes, écologistes, révolutionnaires, libertaires…Le choix du rassemblement renforcerait le développement et le poids de notre parti, en même temps qu’il pèsera dans le bon sens sur les processus de recomposition à gauche. Nous appelons les militant-e-s du NPA à faire ce choix, dans la continuité de celui que nous avons fait ensemble en créant un nouveau parti anticapitaliste pour contribuer à la reconstruction d’une gauche de combat.